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La classe de 2nde7 sur les traces de la dynastie Schneider

Par VALERIE VILLARD, publié le lundi 16 décembre 2019 13:29 - Mis à jour le vendredi 20 décembre 2019 10:23
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Journée d’automne au Creusot : les 2nd7 sur les traces de la dynastie Schneider Le mardi 27 novembre, la classe de 2nde7 a bravé la fraîcheur matinale pour partir à la découverte des trésors patrimoniaux de la ville du Creusot.

 

Journée d’automne au Creusot :

 

les 2nd7 sur les traces de la dynastie Schneider

 

Le mardi 27 novembre, la classe de 2nde7 a bravé la fraîcheur matinale pour partir à la découverte des trésors patrimoniaux de la ville du Creusot. Ce matin-là, sur la route,  les feuilles jaunissantes ont émerveillé les yeux les plus contemplatifs, la chaleur du bus a réchauffé les plus frileux, et l’arrivée dans  la ville du Creusot a agréablement surpris chaque voyageur.

 

La classe, accompagnée par Mme Villard, Mme Josserand et Mme Foret, a été accueillie dans le confortable Château de la Verrerie, jadis possession des Schneider, aujourd’hui siège de l’écomusée du Creusot. La bâtisse, disposée en U, donne par son ampleur un aperçu évocateur de la puissance des Schneider au XIXème siècle. Les célèbres industriels du Creusot avaient en effet choisi ce bâtiment, ancienne verrerie, pour y installer leurs appartements privés. A l’intérieur de la cour , deux structures coniques, anciens fours d’usine, furent respectivement transformés par les Schneider en chapelle protestante et en petit théâtre.

 

C’est dans ce lieu délicat, aux banquettes rouges et à la décoration travaillée, que les 2nde7 ont découvert une partie de l’histoire de la plus célèbre famille creusotine. Ils ont pu également apprécier la décoration du lieu, entre trompe-l’oeil, peintures et sculptures, rideaux d’épais velours rouge.

 

La suite de la visite a laissé place à l’analyse de peintures reflétant les difficultés de travail des ouvriers de l’époque : la lourdeur des charges, la chaleur insoutenable, l’absence de sécurité… autant d’éléments perceptibles dans la toile de Layraud intitulée Le marteau-pilon, forges et aciéries de Saint-Chamond.

 

Dans le musée, les élèves ont ensuite découvert une maquette des plus précieuses et des plus précises qui soit : les yeux de chacun se sont rapidement écarquillés et émerveillés devant ces personnages et décors représentant les usines de l’époque, avec tous leurs postes et ateliers. Point d’orgue du spectacle : la maquette s’anime ! Alors chacun retombe dans une contemplation enfantine, inéluctablement.

 

Après une pause déjeûner sous un soleil d’automne flamboyant, chacun a pu profiter de l’air rassérénant du parc du Château, agrémenté d’arbres séculaires… et de jeux pour enfants ! Car oui, il y avait bien des enfants parmi les 2nde7 ce jour-là!

 

L’après-midi a offert aux élèves une connaissance plus approfondie de la ville du Creusot. Un circuit effectué en bus a ainsi laissé entrevoir la façon dont la cité s’est construite dans une dynamique paternaliste. L’hégémonie Schneider est lisible dans tout le paysage : ici les usines occupent tout l’espace, là un hôpital est constuit par le patron de l’usine, plus loin s’alignent les maisons identiques et d’un seul étage des ouvriers, ou celles un peu plus cossues des ingénieurs. Visiter le Creusot, c’est comprendre comment, au XIX ème siècle, une industrie peut décider d’une vie : la vie d’une cité entière. Ici et là, les statues érigées à la gloire des Schneider ne manquent d’ailleurs pas de souligner cette omniprésence des patrons ferroniers dans le quotidien de tous les citadins.

 

De retour à Mathias en fin d’après-midi, les 2nde7 n’auront peut-être pas voyagé loin, ni voyagé longtemps. Mais ils auront voyagé dans le temps, voyant se dérouler sous leurs yeux un moment d’histoire.

B.FORET